Prospective agricole et alimentaire - Horizon 2050

Les Communautés de communes du Val de Drôme en Biovallée, du Crestois-Pays de Saillans, et du Diois, et l’association des acteurs de Biovallée ont décidé de mobiliser toutes les forces vives de leur territoire afin de réfléchir ensemble à ce que pourrait être l’alimentation et l’agriculture à l’horizon 2050.
Début 2021, une démarche est lancée avec pour ambition de faire émerger un projet commun autour d’un modèle agricole pérenne capable de s’adapter aux évolutions à venir, en tenant compte des capacités et des ressources du territoire.

Une action labélisée Territoires d’Innovation et financée par le programme Leader Vallée de la Drôme, avec le soutien de la Commission Locale de l'Eau.

Une démarche en 3 étapes

  • Février-mars : un cycle de 4 conférences et tables-rondes afin d'établir un état des lieux et de sensibiliser aux enjeux posés par la démarche ;
  • Mars à mai : des ateliers pour définir une vision stratégique et le cadre d’un projet commun ;
  • A partir de mai : l’élaboration de pistes de chantiers collectifs pour établir un programme d’actions à décliner sur l'ensemble du territoire.

Quatre conférences en ligne 18h-20h30

Jeudi 11 février : économie agricole et alimentaire

Avec des modes de consommation diversifiés, l'enjeu est de développer et préserver l'économie agricole si spécifique à nos territoires.

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Lundi 8 mars :
ecosystèmes et agriculture

Quels progrès pouvons-nous faire pour développer sur nos territoires une agriculture encore plus favorable aux écosystèmes : espèces (faunes/flores), sol, eau, lumières…

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Date à définir (suite report) :
alimentation et santé

Etablir les liens entre alimentation, santé et climat pour ainsi aborder la question de la durabilité de nos assiettes et de nos modes de productions.

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Jeudi 18 mars :
changement climatique

La hausse de la température globale de la terre s’accompagnera d’aléas extrêmes de plus en plus fréquents : nos modes de productions sont menacées !

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Une démarche partenariale

Une démarche innovante retenue par l'Etat dans le programme national "Territoires d'Innovation". 

Avec la participation des opérateurs du laboratoire de la transition agroecologique : Chambre d’agriculture, Agribiodrôme, Fédération départementale ovine, FiBL France, Syndicat de la Clairette, CIVAM, la Carline, la FDCUMA. 

Avec le soutien financier du Programme d’investissements d’avenir 

Vous n’avez pas pu assister à ces conférences ? Retrouvez-les en replay

"Etudier, se projeter, partager, pour anticiper et organiser l'avenir de nos territoires"

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Zoom sur la conférence du 8 mars : 18h-20h30

Ecosystèmes et agriculture

L’agriculture travaille avec son environnement et dépend énormément de l’état des milieux et des ressources naturelles : espèces, sol, eau, lumière. Si sur notre territoire les résultats en termes de développement de l’agriculture biologique et de consommation locale témoignent d’une dynamique positive, si la part des surfaces en gestion extensive est majoritaire, des progrès sont encore possibles pour développer une agriculture favorable aux écosystèmes.

Marc-André SELOSSE, biologiste au Muséeum national d’Histoire naturelle et Membre de l'Académie d'Agriculture, présente les liens qu’il existe entre agriculture et écosystèmes et en quoi le sol est un exemple parfait pour démontrer l’interdépendance entre l’agriculture et l’environnement.

Paul LUU, ingénieur agronome spécialisé en agronomie tropicale, diplômé d'AgroParisTech, et secrétaire exécutif de l’initiative 4 pour 1000, présente les intérêts et objectifs de cette initiative qui vise à montrer que l’agriculture, et en particulier les sols agricoles, peuvent jouer un rôle crucial pour la sécurité alimentaire et le changement climatique.

Des acteurs locaux seront également là pour témoigner :

  • Sébastien BLACHE, agriculteur et naturaliste à Montélier. Après avoir travaillé 18 ans pour la Ligue de Protection des oiseaux de la Drôme, il s'est installé en 2006 sur 11 hectares de terres familiales à Montélier, Sébastien raconte en quoi sa ferme fait partie d’un tout, en harmonie avec son environnement et ses convictions et comment il arrive à recréer un agrosystème complexe faisant vivre plusieurs familles.
  • François HUMBERT, instituteur et ornithologue dans la vallée de la Drôme. Il compte et bague les oiseaux dans le cadre de protocoles menés avec le Muséum National d’Histoires Naturelles et des gestionnaires locaux de 3 secteurs du territoire : la réserve de Printegarde, celle des Ramières et le plateau des Chaux à Gigors-et-Lozeron. A partir de son expérience de terrain, des résultats issus de ses suivis mais aussi des données fournies par la science participative, François parle des fluctuations des populations d’oiseaux de la vallée. Il nous invitera à porter une attention plus fine aux êtres vivants qui partagent leurs territoires avec nous.

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Jeudi 11 février : économie agricole et alimentaire

Depuis plus de 40 ans, des productions de qualité se développent sur notre territoire, et les modes de commercialisation sont diversifiés, ce qui lui donne une vraie force. L’enjeu est de développer et de préserver cette économie agricole si spécifique.

Bertrand HERVIEU, sociologue spécialiste des questions rurales, ancien directeur de recherche CNRS au CEVIPOF, et président de l’Académie d’Agriculture de France (2018), propose une présentation globale des grandes tendances qui se dégagent quant à l’évolution de l’agriculture et ce qu’elle pourrait être en 2050. Il évoque aussi de l’impact de ces tendances sur l’emploi agricole, sur les modes de commercialisation et pour la valeur ajoutée dans les territoires ruraux.

Nadège GARAMBOIS, ingénieur agronome diplômée de l’Institut National Agronomique Paris-Grignon (2006) et docteur d’AgroParisTech (2011), se concentre sur le premier maillon de l’agriculture (production/valeur ajoutée/emploi) pour analyser les dynamiques en cours et leurs effets en termes de durabilité, et pointer l'intérêt de développer d’autres modèles agricoles, reposant davantage sur l'agro-écologie.

 

Des acteurs locaux seront également là pour témoigner :

  • Damien LOYAL, pdg des Intermachés d’Aouste-sur-Sye et Loriol, témoigne du positionnement de la moyenne surface sur l’approvisionnement en bio et local et de la politique tarifaire et rémunératrice pour les producteurs.
  • Christian VEYRIER, président de la coopérative Valsoleil, expose la spécificité de sa coopérative et sa valeur ajoutée pour le territoire, ainsi que les trajectoires de développement envisagées.
  • Florent DUNOYER, directeur de l’épicerie coopérative bio La Carline, présente le modèle politique et économique de sa coopérative et explique en quoi l’impact de ce modèle est très fort dans la vallée tant pour les producteurs que les consommateurs.
  • Florent DALMASSO, directeur d’Agri Court, explique comment Agri Court arrive à combiner la gestion d’une plateforme logistique en approvisionnement bio et local avec des besoins et services locaux souvent non rentables économiquement.

Date à définir : alimentation et santé

Sur notre territoire, de plus en plus de modes de production durables émergent et une alimentation plus éthique et équilibrée se développe. Cette conférence est l’occasion de faire le point sur les liens entre alimentation, santé et climat pour ainsi aborder la question de la durabilité de nos assiettes et de nos modes de productions.

Nicolas BRICAS, socio-économiste de l’alimentation, chercheur, enseignant et Directeur de la Chaire Unesco Alimentations du monde, présente en quoi le contenu de nos assiettes pose des problèmes de durabilité et insiste sur l’aspect environnemental et social. Il parle également d’action individuelle et répond ainsi à des questions largement partagées : Que peuvent faire les consommateurs ? Comment changer les comportements ?


Denis LAIRON, nutritionniste, Directeur de recherche émérite à l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), et expert en nutrition humaine, complète le discours de Nicolas Bricas quant à la durabilité des systèmes alimentaires et apporte de nouveaux éléments en s’intéressant aux aspects sanitaires et nutritionnels de l’alimentation.

Des acteurs locaux seront également là pour témoigner :

  • Anne PORTIER, naturopathe à Crest, explique comment elle travaille avec ses patients, et en tant que formatrice, le lien entre alimentation et santé et quelles évolutions elle observe en termes de pratiques alimentaires.
  • Fanny LARROQUE, animatrice pour l'association de cuisine et d'éducation populaire du Beurre dans les épinards basée à Saillans. L'association anime des stages, ateliers et formations auprès de structures sociales et médico-sociales dont la MJC Nini Chaize d’Aouste-sur-Sye, où Fanny réalise des ateliers cuisine auprès de personnes en situation de précarité. Chaque atelier est précédé d'un temps au marché pour y acheter ensemble des légumes locaux et de saison. Fanny présentera l'intérêt de ces ateliers en termes d’apprentissages, de partages et d’émancipation sur les pratiques alimentaires.
  • Benoît PRAS, cuisiner de la cantine de Piégros-la-Clastre, ambassadeur du bio et local dans les cantines, raconte comment avec cette démarche il a retrouvé le goût du métier, comment il a su convaincre les enfants et leurs parents qu’on pouvait bien manger à la cantine avec des produits de qualité.

Inscriptions possibles dès le 9 mars

Jeudi 18 mars : changement climatique

La hausse de la température globale sur terre s’accompagnera de déficits hydriques de plus en plus importants, d’aléas extrêmes de plus en plus fréquents. Toutes les productions et les modes de production sont déjà impactés et menacés ; les acteurs commencent à mettre en place des stratégies d’adaptation pour préserver l’activité agricole.

Agnès BERGERET, sociologue, anthropologue et chercheuse au CNRS-LECA, revient sur les résultats d’une étude participative qu’elle a coordonnée, sur les impacts et adaptations au changement climatique dans la vallée de la Drôme – Diois.



Des acteurs locaux seront également là pour témoigner :

  • Corentin MAURICEAU, maraicher de La ferme des Buis à La Roche-sur-Grâne, organisée en collectif qui se partage 32 hectares de terres cultivées en agriculture biologique et 90 hectares de forêt utiles au pâturage des animaux. Il témoigne de son installation en zone sèche, des solutions qu’il a dû mettre en œuvre pour être autonome en eau et des principes agroécologiques développés pour être plus résilient.
  • David VIEUX, éleveur de brebis et de vaches dans la Vallée de Quint, qui aobservé des gros changements liés changement climatique : des sécheresses répétées. Pour l’aider à trouver des solutions, il a engagé sa ferme dans un réseau de fermes suivi par le réseau pastoral.
  • Ludwig BLANC, agriculteur irrigant à Chabrillan, évoque la conduite de son système en zone irriguée, les efforts d’organisation collective pour l’irrigation et les difficultés qui perdurent sur le secteur face à une ressource en eau qui se raréfie alors que la demande augmente pour nourrir les populations.
  • David ARNAUD, animateur de la Commission Locale de l’Eau qui élabore et met en œuvre le Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (SAGE), présente la synthèse sur l’historique de l’irrigation et ses enjeux futurs dans le territoire, et partage les grandes problématiques actuelles et futures pour la ressource en eau et l’usage agricole dans la vallée.

Inscriptions possibles dès le 16 mars

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