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L'évaluation de l'impact économique de l'irrigation

Prendre en compte à la fois l'impact économique de l'irrigation, la gestion des ressources et du territoire.

Les travaux dans le cadre du projet MIPAIS ont permis :

  • d'analyser la situation de l'agriculture irriguée de la zone d'étude
  • de fournir des méthodes et des outils pour raisonner le problème de la gestion des ressources en eau pour l'irrigation sur le territoire.

L'utilisation des outils élaborés pour le projet est présentée à titre d'exemple dans ces pages pour :

  • évaluer l'impact économique de l'irrigation
  • comparer la demande en eau suivant le type d'année

Il peut se faire à partir de la comparaison de l'EBE, Excédent Brut d'Exploitation pour différents cas types.

Il faut rappeler que l'EBE, ne correspond pas à un salaire, il permet à la fois :

  • le paiement de l'annuité des emprunts,
  • la rémunération de l'agriculteur et la contribution au revenu familial,
  • le financement des nouveaux investissements nécessaires de l'exploitation (et en particulier le remplacement à terme des matériels et équipements existants).

Il est un indice économique intéressant pour des situations de référence.
La comparaison peut se faire, à titre d'illustration, en considérant une exploitation de 60 ha, Le choix de cette classe de taille permet de comparer le type 2, où les grandes cultures d'hiver sont dominantes et le type 5, où l'atelier de production de semences a une place prépondérante au cas d'une exploitation GC en sec théorique, qui disposerait de la même surface pour des cultures sans irrigation. Les simulations ont été réalisées en utilisant le logiciel Olympe.

Comparaison des EBE des 3 types d'exploitation de SAU 60ha

Les histogrammes des EBE montrent :

  • qu'une exploitation réalisant seulement des grandes cultures en sec en 2005 n'est pas viable : elle ne permet même pas d'atteindre le SMIC pour une personne. La situation avec les prix de 2006 n'est pas meilleure ;
  • qu'une exploitation agricole de type 2, Grandes Cultures Irriguées est dans une situation fragile mais il s'agit des prix les plus bas sur une large période ;
  • que les exploitations semencières, dans cette comparaison, dégagent un excédent qui garantit leur pérennité (à condition de pouvoir conserver leurs contrats avec les firmes semencières).

Les exploitations en grandes cultures en sec ne peuvent devenir viables qu'en associant un atelier d'élevage, ce qui explique la place occupée localement par l'élevage des volailles, et à un moindre degré celui des caprins et des ovins. L'évolution récente des prix des céréales améliore sensiblement la situation du type 2.
Les mêmes analyses ont été conduites pour les autres types d'exploitations. Ils font apparaître la nécessité de raisonner globalement la viabilité et la durabilité environnementale de l'agriculture irriguée et en sec de la zone d'étude. Il ne faut pas oublier, comme cela a déjà été signalé que l'ensemble de cultures est lié par des rotations incontournables et que les céréales produites, aussi bien en sec qu'en irrigué sont nécessaires pour les élevages locaux.
L'équilibre existant au niveau de l'activité agricole en interaction avec les autres secteurs, en particulier le secteur aval (activités de transformation des filières avicoles, caprines, PPAM…) doit beaucoup à l'irrigation ; il doit cependant intégrer les contraintes de gestion des ressources du milieu et en particulier des ressources en eau.

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