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Le savoir-faire des potiers

Le Val de Drôme présente des richesses humaines et des savoir-faire. Parmi ceux-ci, le métier de potier s’est renforcé ces dernières années avec de nouvelles installations et perpétue une pratique traditionnelle.

Le Val de Drôme accueille plusieurs ateliers de fabrication de poteries, dont certains sont spécialisés dans les poteries utilitaires traditionnelles. 

  • Cliousclat abrite 3 poteries : «la poterie de Cliousclat», «le fer rouge» et la poterie du «nénuphar».
  • à Livron sont installés Daniel Culis («la poterie d’art») et sa fille Elodie («au Pot’y Robins»).
  • 2 potiers se sont récemment installés à Mirmande : «Calicot» et la «poterie Gaëlle Remords et Stéphane Valette».
  • Barbara Hunziker réalise ses céramiques à Poët-Célard.

La plus ancienne est «la poterie de Cliousclat». Fondée en 1903 par Marius Anjaleras, cette poterie, héritière du passé, témoigne de la tradition populaire dans le Val de Drôme. Toujours en activité, cette manufacture et son site (carrière, bassins de délavage, cour, ateliers, grand four à bois) sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. 

Cette inscription permet de protéger autant le site et les bâtiments  que l’ensemble de l’outil de travail datant du début du XXe siècle, et de préserver une activité ancestrale et un savoir-faire inestimable.

Naissance d’une pièce de poterie

Tout commence par l’extraction de l’argile(un gisement est présent à Cliousclat), au moyen d’une pelle et d’une pioche au début du XXe siècle. Une fois extraite, la terre est étalée sur l’aire d'étendage, pour la faire sécher. Ensuite elle est délavée pour la rendre utilisable par le potier. Cette opération consiste à :

  • délayer la terre dans l’eau puis la tamiser afin d’enlever les impuretés et les déchets.
  • la verser dans les bassins de décantation pour laisser évaporer l’eau afin que l’argile se dépose au fond du bassin.
  • des traits sont ensuite tracés à la surface pour séparer la terre en blocs transportables. Là intervient le «pourrissement» de la terre à la cave, qui rendra l’argile plus homogène et donc plus aisée à travailler.

Ensuite vient le temps de l’atelier où la terre est préparée, c’est-à-dire broyée et découpée en palots (quantité nécessaire à la réalisation d’une pièce). Puis  elle est tournée pour lui donner sa forme finale, enduite d’une autre argile (ou engobe, terre naturelle colorante), décorée, séchée et cuite au four.