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Villages perchés

Ombres et lumières, vent et abri, mélange de senteurs végétales, de pierres au toucher singulier, rugosité des grés, douceur des calcaires, souvenirs du passé et réalités d'aujourd'hui ... Découvrez au rythme de vos pas les villages perchés du Val de Drôme, flânez dans leurs calades, inspirez-vous de nos itinéraires pour découvrir toute la diversité de ces villages.

Allex Village Perché

Accroché à sa falaise, dominé par un pan de tour, coiffé de ses deux clochers, habillé de verdure et inondé de soleil , le village laisse deviner qu'il est grand.
"Il n'est pas immense, je ne vais tout de même pas m'y perdre."
Prétention du promeneur mal avisé : d'escalier en rue, de passage en ruelle, j'ai tourné, monté, aperçu l'église, croisé des chats, joué à cache-cache avec le mistral et avec le soleil, retrouvé un coin que je venais de quitter, pour me perdre tout en haut...
Perdu ? Je l'avais bien cherché.

Autichamp Village Perché

Depuis Divajeu, la route monte à l'assaut de cette colline boisée puis, en suivant les ondulations du plateau, change plusieurs fois de cap, contourne un champ, hésite.
Curieusement, pas de village, mais ça et là des fermes, qui paraissent grandes avec leurs bâtiments récents.
Va-t-on encore monter ? Un village perché c'est bien haut ...
Encore un virage à gauche. En face de moi une ligne de toitures, un clocher, une tour.
La route descend légèrement.
Autichamp : Surprenant village que j'aborde depuis le plateau et que je vais devoir découvrir à pied ... en descendant.

Beaufort sur Gervanne Village Perché

J'ai pris la route de la Gervanne, qui mène de la vallée de la Drôme au Vercors.
La silhouette cônique si particulière du site perché du vieux Mirabel se détachait sur le ciel, puis la butte de Monclar apparaissait face au midi.
Plus loin le relief était plus tourmenté, la vallée se resserrait.
La pente plus marquée et les affleurements rocheux annonçaient déjà la montagne ?

Bourdeaux Village Perché

Des ruines de châteaux : voilà ce qu'au détour de la route qui remonte la vallée du Roubion, j'aperçois à contre-jour.
Le paysage s'élargit et la vue porte loin.
En arrivant dans cette plaine formée par la rivière, c'est une petite ville que je découvre : la route de Dieulefit se fraie difficilement un passage dans le "Bourg de la Recluse", franchit le Roubion et me conduit au pied de cette colline où tout à l'heure des murailles avaient accroché mon regard : la Viale.
C'est en réalité tout un quartier, dominé par plusieurs châteaux, que je suis venu visiter.

Chabrillan Village Perché

Des façades au-dessus d'autres façades.
Toutes regardent dans la même direction ; dominant le village, des murailles assaillies par la végétation.
Voilà ce que la montée du village me laisse apercevoir de Chabrillan, lorsque je quitte la route de la vallée.
Tout en haut, l'ombre des tilleuls, mon regard se pose sur le village. Alors, je devine le labyrinthe de ses ruelles. Mais que regardent toutes ces façades ?
Depuis le Moyen-Age, éblouies par la lumière du soleil, qui chaque jour se lève derrière les "Trois Becs", elles contemplent la vallée.

Cliousclat Village Perché

De la Nationale 7 j'ai cru l'apercevoir, ce village perché. Suivre les panneaux.
Monter au milieu des vergers et des cultures. En arrière plan une forêt sombre, mais toujours pas de Cliousclat. Je ne comprends mon erreur qu'après le dernier carrefour : le bourg qui se montre aux voyageurs pressés est Mirmande, le voisin ...
Cliousclat, lui, s'étire sur la crête au soleil, comme le lézard qui s'aplatit pour mieux en capter les rayons. Se déroberait-il aux regards trop insistants ? Village perché ou village caché ?

Cobonne Village Perché

Depuis la Drôme, j'ai suivi cette petite route qui remonte la vallée de la Sye. Paisible vallée : quelques fermes, des cultures, de grands arbres qui soulignent le ruisseau... Pour découvrir le village perché, il faut faire encore quelques kilomètres.
Posée presque en pleine campagne, la mairie-école annonce la présence du village. Au-dessus de moi, sur la crête, les maisons se cachent dans la verdure.
Par une toute petite route, je suis monté jusqu'au pied d'une curieuse tour ronde, dominant tout le village. Là, une porte m'invite à passer de l'autre côté de la muraille.

Eurre Village Perché

J'ai quitté le grand axe de la vallée de la Drôme, pour me diriger vers les collines boisées qui font à ce village perché comme un écrin de verdure.
Là, résolument tournées vers le soleil, les maisons étagées sur la motte s'abritent sous l'imposante muraille que forment le château et ses remparts.
Depuis la statue de la Vierge Notre-Dame de la Paix, la vue est large :
D'un côté le village, de l'autre la plaine où le torrent de Drôme se fraie un passage au milieu des ramières, et au-delà les sommets des "Trois Becs", dont la silhouette, sous cet angle, évoque la "Princesse endormie".

Gigors et Lozeron Village Perché

Depuis Cobonne, la curiosité m'a conduit sur cette petite route qui remonte la vallée de la Sye. Les montagnes du Vercors étaient si attirantes !
Le paysage se resserre, les versants se rapprochent. De hameau en hameau, me voilà à "La Rivière". J'imagine les sentiers s'engageant dans tous ces vallons.
Fini le calme plat de la vallée. En montant, la vue change : des argiles torturées par l'érosion aux rochers de la Forêt de Saoû et jusqu'aux falaises du Glandasse, un large, très large panorama s'offre au visiteur qui s'attarde à l'église de Gigors

Grâne Village Perché

En rive gauche de la Drôme, Grâne semble se cacher. Tournant le dos à la vallée, il se dérobe à la vue du voyageur pressé.
De la grande route reliant Crest à Loriol, on n'en voit que les quartiers les plus récents. Le vieux village, lui, ne se laisse deviner que lorsqu'on arrive vers le Champ de Mars.
Et encore. Il faut, à pied, se laisser aspirer par l'entonnoir de la place pour se retrouver, piéton bien modeste, sous la muraille de ce curieux clocher sans église.
À gauche une rue descend, à droite une ruelle montante m'attire vers ce dédale dont je devine qu'il me mènera bien au sommet de la butte.

Mirmande Village Perché

Il m'a fallu quitter la Nationale 7.
J'ai suivi l'une de ces petites routes qui filent à travers les vergers et, de fond de vallon en sommet de terrasse, portent le voyageur sur une houle espiègle. Un instant aperçu depuis la plaine, Mirmande a disparu.
Du sommet d'une vague, on le découvre enfin, triangle minéral sur fond de forêt. Pour l'atteindre, il faut une dernière fois plonger entre pêchers et cerisiers, puis franchir la Teyssonne, apprécier cette traversée symbolique, le pont, le rideau d'arbres, petits signaux inconscients qui nous préparent, nous invitent à faire connaissance.

Montclar sur Gervanne Village Perché

A Mirabel-et-Blacons, j'ai quitté la vallée de la Drôme pour partir à la découverte du Pays de Gervanne.
Large vallée. La rivière, toute proche de moi, se dissimule pourtant derrière les cultures et sous les arbres.
Très vite, les talus se font plus hauts. A droite les reboisements du petit massif de la Loubière masquent à peine l'aridité de ces collines.
Au château de Vachères, je fais une pause sur le petit pont qui enjambe la Gervanne avant de grimper sur l'autre rive. La pente est  raisonnable, mais le dernier kilomètre, face au village, s'effectue en plein soleil, pour s'achever à la mairie de Montclar.

Poët Celard Village Perché

Depuis la vallée du Roubion, la route ne tarde pas à "monter sec" sur ce rebord de plateau ; une véritable ascension. De courte durée, le replat s'annonce à peine que droit devant se découvre un village.
Ou plutôt : une église, quelques maisons, et un château, son volume doit bien représenter à lui seul autant que toutes les maisons réunies.
Est-ce bien le village annoncé ? Quelques mètres encore et j'ai la réponse : une mairie pimpante, une placette avec son monument aux morts, l'ancienne plaque routière en fonte (encore en place dans chaque village visité), tout confirme que je suis arrivé.

Puy Saint Martin Village Perché

J'ai pris la RD 538, cette route qui s'échappe du Val de Drôme, pour rejoindre, par-delà les collines, le pays de Montélimar. Un col. Forêt communale de la Pigne. Je m'arrête.Je pensais apercevoir le bourg. Je ne vois, à contre-jour, qu'une immense plaine sillonnée de ruisseaux et de chemins, et coupée par une route à la rectitude inhabituelle. Puy-Saint-Martin est là, mais une fois de plus, pour découvrir le village perché, il me faudra descendre et constater encore "qu'on ne se perche bien qu'en plaine".
Au dernier virage, je l'ai vu. Ne serait-il pas un peu "déperché" ?

Saou Village Perché

On l’aperçoit de loin. Sur la route depuis Crest j’ai gravi puis descendu des collines pour découvrir ce bassin, marqué par de grands peupliers. Descendu. Oui, on descend à Saoû.
Le premier étonnement passé, je m’arrête sur une place : platanes, fontaine. Devenu piéton, je m’apprête à gravir des ruelles, des escaliers. Les ruelles sont bien là, mais point de pentes : posé bien à plat dans sa vallée, le village semble regarder ce surprenant rocher, à moins que ce ne soit ce bandeau de falaises, où je distingue maintenant la silhouette colorée de grimpeurs

Suze sur Crest Village Perché

À Mirabel-et-Blacons, j'ai quitté la vallée de la Drôme pour partir à la découverte du Pays de Gervanne, puis j'ai suivi la vallée de la Romane. Le paysage, d'abord assez fermé, change tout à coup et invite à l'observation.
Je m'arrête à la croix qui marque un carrefour, et j'observe le bourg, où pointe le clocher. En arrière, juste dansl'alignement, dominé par une pente boisée et des falaises, un autre village se distingue : pas bien gros, avec son église entourée de quelques maisons, voilà le village perché.
La première fois que j'y suis monté, je me suis juste assis au bord du chemin, discrètement et j'ai contemplé le paysage.